me...mi...io...moi...mwen

me...mi...io...moi...mwen
blissing of introspection

mardi 7 mai 2013

...the end of stuff...



just finished a novel…well…huh…
will read poetry from now on! 
done with sensible stuff, will just keep sensitive junk
overwhelmed by things that start existing only to impose ending 
really over defining existence by drawing its many limits  
why wish to exhale to experience breathe? when you can get dizzy in the endless inhale? 
… will read poetry from now on … or just word on a page of a book not even written - therefore finished - yet
i will eat only the inside of my sandwich, let the edge called bread find its new beginning 
wake up without my alarm and stop it right before it rings so my nights will be known as limitless
brush my teeth in the other room so i forget to stop, while watching TV
switch my side of the bed every night so i don't know which way to fall 
acknowledge the fact that i have no watch and stop using my cell as one, then days shall become clouds
go somewhere with no purpose and let the purpose find me 
do something for the damn journey!!! instead of the result
not finish this note….

Ca.Dé

vendredi 1 février 2013

new app...


j'apprends que la magie de l'instant est la survie du suivant 
j'apprends que je ne sais pas tout mais veux tout 
j'apprends que le père noël n'existe pas mais envoie des cadeaux parfois 
j'apprends qu'y croire c'est 90% de la recette 
j'apprends que je ne veux pas savoir mais veux apprendre
j'apprends que pardonner ça prend du temps 
j'apprends que le temps passe vite 
j'apprends que l'argent n'achète pas tout 
j'apprends qu'on peut promettre la lune 
j'apprends que j'aime la vie 
j'apprends que c'est ce que je n'ai pas appris que j'aime le plus 
j'apprends que c'est pas tout mais que la page est finie...

Ca.Dé

vendredi 31 août 2012

NIGHT HOUSE

Night house
warm house
is yours to take
if you let go...welcome to my house...
smoke surrounds the deepest curves of your body
pink flash lights brighten the darkest parts of your soul
sweetest sweat makes your back shine
blackest boots make the floor hurt
DJ says he has no pity
hide your tired in a corner of the room near the couch
let your shy sink in the purple blanket near the wall
let the bouncer be your dance partner
try to stay hydrated on Jack & Coke
close your eyes and all you can hold on to is your cigaret
two fingers away from complete loss of yourself
let the gay guy tell you you're fabulous
ask the cute one with a hat to dance just with your eyes
say no to the one with a ugly sweater with your lips
when it's time to go
the light, the smoke, the hat are gone
but you say "one more" with your hips
anyway you gonna have to find your way home with your head.

Ca.Dé

jeudi 1 mars 2012

la prose vivante


Poésie, poésie...la vie est faite pour être vécue ainsi.
Les seuls moments de vie où je trouve un peu de paix sont ceux qui me permettent de manier la rime dans mon corps, l'oxymore dans mon coeur et la métaphore dans mon âme.

Mais voilà, la technique de la poésie qui se vit en est une qui ne s'apprend pas.
Ca peut décourager... se sentir condamner dans un univers prosaïque et banal...
La bonne nouvelle? c'est que normalement c'est naturel, on est tous des poètes!!! =)
Le problème? tout ce qu'on fait (euh...se force à faire) depuis notre réveil jusqu'à notre coucher (je parle bien du merveilleusement détesté mais religieusement pratiqué: métro-boulot-dodo...) tue le poète en nous. Pour le voir de manière moins dramatique, disons qu'on le tue pas, on le bourre juste de prozac!
Voilà donc maintenant notre poète interne qui déambule somnolent dans un monde monochromatique.
Fini les noir, blanc, rouge, vert, bleu de Rimbaud*!
Le monde est terne, pas besoin d'en parler, rien à dire ni à redire, rien à changer.
Besoin de fantaisie? eh ben changeons notre photo de profil Facebook!
Non! Encore mieux! Trouvons la page "poésie" et mettons un bon gros "j'aime"! ah ah!
Voilà qui rend heureux le poète "proza-ïqué" en nous!

C'est bien pathétique tout ça (et un soupçon comique)...mais...voilà...quelque chose de merveilleux est arrivé ce soir.
Mon poète intérieur a dû oublié de prendre sa dose, car je revois des couleurs, j'entends des figures de styles, un rien m'inspire un texte, ce qui est 'normal" ne le semble plus du tout.
Je me sens euphorique et nauséeuse, déprimée et heureuse...l'artiste dans toute sa splendeur quoi!
Et surtout, ce qui me plait plus que tout...c'est que de nouveau, j'ai une de ces envies de changer le monde!!!
It's fabulous!
T'en penses quoi Rimbaud?

"A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes"
;-)
bliss & peace
Ca.dé

lundi 2 janvier 2012

no line for new friend


did it leave me or did i drop it?

where is my built-in-brain-sharpener?

no line comes out, thoughts just rebelliously remain at the stage of confusing sticky gum.

what do i do with that? could they just come lay down with me on the white bed called sheet!

can we dance the waltz where they lead and i follow?

can we play the game of you inspire me and i write you down?


the thoughts said no and went for a ride on other people's blog.

i stayed with a new friend called Heavy.

so i invented an HeavyTale.




an heavy head is more noticeable than an heavy soul.

heavy soul of mine don't talk, don't write, just complains in silence

heavy soul of mine is a B., she don't like any of it but won't say shit until it's too late

heavy guts of mine got cancer called fear and don't want no cure

cure is rebellion, cure is work, cure is going to vacation when everybody is coming back, wearing pink when black is the new black,

cure is expansive, cause you gotta buy your soul back but you spent your cash to get the new Mac.

heavy head is more noticeable then heavy soul and new mac makes me forget heavy head.

so i kept my head light and put the rocks on the top of my soul, i called it surviving.

rocks too heavy to be sharpened

very slow spirit will make no line

it hasn't left me…i dropped it.

lundi 25 juillet 2011

rêves en rouge

Sur mon mur rouge j'ai accroché mes rêves
J'ai effacé au papier de verre le crachat de mon jugement
"i am that" s'est écrit en lettres d'argent brillantes
Le rouge un jour sera craquelé
Mes désirs assouvis ou oubliés
Les lettres deviendront pierres de lune
Moi, j'aurai ma maison près des étoiles

Bliss*Ca.Dé*

mercredi 20 juillet 2011

ANTAGONISTE

Aujourd’hui je me suis fait face. Pendant 3 heures j’étais enfermée avec moi même dans un studio de danse. Face au miroir, salle vide, mon corps, mon inspiration et moi.

ENFER-mée, je ne peux m’empêcher de penser à l’étymologie de ce mots. Je n’ai aucun souvenir de mes cours de latin, mais en écrivant, je vois bien que plus la moitié des lettres signifie quelque chose de très clair : enfer.

C’est vrai que le temps passer à créer, chorégraphier peut y ressembler. On trouve une succession de mouvements, puis elle nous échappe, et la revoici ! non…ça fonctionne toujours pas, ensuite ça marche, mais pas avec la musique, puis on reprend tout et on trouve ça moche ! On chiffonne la page, on en prend une nouvelle, on recommence à zéro.
Voilà mon après-midi…

Je crois sincèrement que la pratique de chorégraphie elle est là, dans le fait qu’après tout ça, demain on est devant la porte du studio, premier arrivé, on branche le ipod…et c’est reparti pour un tour !
Car créer des mouvements qui raconteraient une histoire, c’est toute une histoire ! il y a la partie qui veut que ce soit beau et garde les yeux river sur le miroir, pour savoir exactement à quoi ça ressemble, qui veut tout disséquer, et il y a celle qui connaît le récit, ne sait pas vraiment à quoi il ressemble mais seulement ce que ça fait de le faire. Pour celle-ci on pourrait être dans un hangar sans le moindre centimètre de miroir, ça n’aurait pas d’importance.

Alors me voici enfermée avec les deux parties de moi même en train de tenter d’aligner huit comptes !
Les divergences de mes deux parties ne s’arrêtent pas là d’ailleurs, une aime la beauté, l’autre la méprise. Pour la première c’est le paradis quand je lève ma jambe avec légèreté dans un parfait développé et ça donne à l’autre l’envie de HURLER. : « Pourquoi ?! y a t il une raison pour cet accès soudain de besoin de te prouver ta technique ?! »
Alors l’autre répond : « non, c’est pas que je veux prouver que je sais le faire…c’est que je veux le faire !! ». réponse : « bon d’accord, mais fait le bien, et fait le pour dire quelque chose alors ! ».

Voilà ce qui se passe dans ma tête alors que j’enchaine les musiques à la recherche d’inspiration :Baaba Maal, Magic Malik, Kako …les styles changent mes attitudes avec, mais je n’arrive toujours pas à me décider sur laquelle de mes deux parties est la plus pertinente.

Peut-être que c’est ce qui garde la tension dans le corps et le mouvement intéressant, le fait de vouloir utiliser sa technique (parce qu’on a bien transpiré à la barre pour l’acquérir quand même !) et de ne surtout pas vouloir se reposer sur elle (on cherche toujours plus que le mouvement, on veut son sens, sa poésie, sa logique, son absurde, son âme).

Donc moi et mes deux amies antagonistes allons retourner face au miroir demain , et peut être assisteront nous au miracle tant attendu : le moment où tout ne fait plus qu’un, tout le monde tombe d’accord, les mouvements deviennent mots, notes, le corps parle, la chorégraphie s’écrit.

Bliss*Ca.Dé*