me...mi...io...moi...mwen

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blissing of introspection

jeudi 9 juin 2011

if i do what i do...


i was making dinner and this came to my mind:
"if i do what i do it is not to tell you what you should be doing, it is for you not to have to tell me one day that i haven't done what i was supposed to..."
anger came along with that actually.
when you get out of the secure illusion that non-action gives you, you have to face waves of opponents. they do not tell you not to be acting, but they absolutely need to tell you HOW.
my anger come from the fact that i want to scream: "what the fuck ?!!"
the reason why i chose to dedicate my life to art is because of the freedom of action it would give me and the responsibility that come along with it.
the reason why i know i can spend a lifetime doing it is because NO ONE (including myself) can predict that action and everybody (weither they want it or not) will have to deal with it.
that is the power of art: the power of freedom.
but then i wonder, what makes people think that you will even allow them to tell you how and if you should do your art. the ecstatic word came to my mouth instantly: FAME.
the only thing that can kill your art and all its purpose, even before it's out of you, is our hunger for fame. the fear of not having it.
that can transform a genius in a sale-out.
if i wanted to please people and tell them what they want to hear, the way they want to hear it, i would have become an advertising director in a big firm, and would have make a lot of money doing it.
but i am an artist, a dancer, little money and all, and that is why i deserve the sweet taste of my dear freedom.
so leave me the fuck alone with what you like and need to see, i'm gonna worry first on who i need to be and what im here to say!
and who knows, we might find that we agree on some things, but that can't be my problem neither yours.
thurst for freedom is greater than hunger for fame.
that is my last word.

bliss*Ca.Dé*

mercredi 27 avril 2011

J-5...parlons de la MISSION ARTISTIQUE


Une association (et compagnie de danse) est née de l'initiative de ce projet. La compagnie s'appelle La Compagnie Bliss et j'en suis la Directrice Artistique. La Compagnie Bliss a pour objet de promouvoir et favoriser l’expression de l’artiste guadeloupéen sur la scène mondiale et de faciliter la distribution d’une danse guadeloupéenne contemporaine ; pour cela son but est de permettre la création et la production de spectacles d’arts vivants, contemporains et audiovisuels
Derrière toute démarche artistique, il y a (ou devrait y avoir) une mission, ainsi on sait où on va et surtout pourquoi on y va!! Voici la mienne...

La mission artistique de la Cie Bliss est de combattre la hiérarchisation et inégalité de valorisation qui existent entre les danses d’origine européenne et celles d’origine africaine et diasporique ; les premières étant plus souvent que les autres considérées comme véritable expression de professionnalisme dans la danse. La mission devient donc de détruire la perception qui enferme les danses diasporiques dans une « prison folklorique » et ce pour permettre à l’artiste représentatif de la Diaspora qu’est l’artiste guadeloupéen de s’épanouir de manière intégrale et d’accéder pleinement à sa liberté.

La plateforme principale d’action étant la danse, la démarche artistique de la Cie Bliss est de rechercher et d’identifier la représentation de l’artiste guadeloupéen et créole dans la danse contemporaine, ceci en permettant la fusion (par opposition à juxtaposition) des différentes techniques européennes, africaines et diasporiques que sa directrice artistique a pu étudier. Celles-ci étant :

- le classique et les danses modernes (Europe et USA)

- la samba et la capoeira (Brésil)

- la salsa, la rumba, les danses Uruba (Cuba)

- le hip hop et les traditions du Shout (USA vernaculaires)

- le Gwo ka et la Technik Ka (Guadeloupe)

- les danses Vaudou (Haïti)

- les danses Sabaar (Sénégal, Afrique de l’Ouest)

L’étude et la pratique assidues de chacune de ces techniques et leur utilisation permettent à la création chorégraphique de devenir aussi métissée et complexe que l’esprit du créole.

La signature chorégraphique de la directrice artistique a pour objectif de développer un effet de simultanéité entre ces danses de tous les mondes et de s’affirmer de par son caractère palimpsestuel. Ainsi est créer une danse qui pourra « résonner » dans le monde entier et sur toutes les scènes.

...à suivre...

mardi 26 avril 2011

J-6 avant le top départ !!!


Guadeloupe…j’y suis
Créer ma signature chorégraphique…ça commence
Appliquer ma vision…on y va

J – 6 AVANT LE DEBUT DE LA RESIDENCE DE CREATION TOTALE A L’ARTCHIPEL, scène nationale de la Guadeloupe !!!

Création de quoi ? De la pièce solo intitulée UNPEUBEAUCOUPALAFOLIEPASDUTOUT.
Comme son titre, cette pièce est d’une complexité jusqu’alors sans précédent pour moi, et comme son titre, une fois qu’on regarde bien, tout est logique, évident, on se demande pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt.
C’est l’histoire d’une femme, mon histoire, voyage à la recherche de ma créolité, balade le long des sentiers de mon Kako.

De grands artistes se lient à moi, chorégraphe, pour ce projet :

la scénographe et artiste visuel très talentueuse, Maud Bandou Hostache

le compositeur et grand maître Kako, Exxòs

monsieur Klod Kiavué nous fera l’honneur de faire retentir son tambour pour notre bande son

tout ceci se passera sous l’œil avisé et révolutionnaire de Jean-Luc Stanislas et Daniel Goudrouffe (captation vidéo et photo)

Ce qu’on va créer n’a jamais été créer, donc on patauge dans l’inconnu et c’est ce qu’on veut, on veut pas reprendre des clichés déjà usés.
Ce que je veux c’est déterrer une partie de moi-même que je ne connais pas, que je n’ai encore jamais vu sur scène. Je veux choquer certes, mais aussi être comprise dans ma démarche.
Déranger peut-être, annihiler par contre non!!!

Alors j’aurai besoin de vous (le public, ceux pour qui on se creuse la tête pendant des mois en fait), besoin de vos avis, opinions, impressions. Mon but n’est pas d’entendre que c’est bon, que ça plaît…Ce n’est pas le but de l’art pour moi. Je veux que ça crée des réflexions, des discussions, génèrent des pensées, des réactions, partisantes ou non. Je pense sincèrement que prendre en compte toutes ces choses permettra de créer un projet artistique mais aussi ENGAGé.

Que la pièce face réagir, peu importe la manière, c’est un cadeau. Qu’elle laisse indifférent serait pour moi comme une malédiction, car ça signifierait que ma vision de l’humanité n’a rien su faire retentir dans l’humain en vous. Le cas échéant, vraiment mon travail et ce à quoi j’ai dédié ma vie seraient pure futilité.

Alors par ce blog, je vais vous tenir informé, en première loge si possible du processus créatif et de l’avancée de ce projet tellement cher à mon cœur. C’est pas facile de laisser des gens rentrer en coulisses quand on a encore aucune idée de ce à quoi l’avant-scène va ressembler. Mais c’est justement parce qu’on le fait pas souvent que ça vaut le coup. Ainsi vous saurez que le projet fini ne sera pas qu’un assemblage de pas, de sons et d’effets visuels qui vont bien ensemble, mais la plateforme d’expression de plusieurs artistes qui veulent changer le monde et croient sincèrement qu’on peut le faire une création artistique après l’autre.

Donc le coup d’envoi est bientôt lancé, au travail tout le monde. J-6 it is !!! y’a encore beaucoup à faire, prévoir, préparer,… mais pa fann, sé douvan nou kay, pani pon dèyè é pa oubliyé : tou sa ki fèt bèl. J

mardi 2 novembre 2010

Terre-Mer


Terre Terre Terre!
Terre mère.
J’ai du mal à comprendre le genre de mère que tu fais.
Dès que je suis loin, tu m’envois des cris qui déchirent tout ce que j’ai à l’intérieur,
Font mon manger mal passer, mes nuits s’agiter.
Alors j’accours, je vole, je viens à toi!
Et là…nada.
Tu dis plus rien, je t’entends plus,
Peux passer des journées sans te voir, une vie sans te comprendre.
Je m’impatiente, tu m’énerves, rien va assez vite, tout va de travers.
Alors mon manger recommence à mal passer,
Mes nuits à s’agiter.
Je rêve de m’envoler, d’aller voir le monde.
Alors j’achète un billet, et à peine ai-je mis un pied dans l’avion…tu me manques!
Quand va-t-on arrêter ce petit jeu Maman?
Suis-je l’enfant d’une terre qui se joue de moi?
Fille d’une mer où je ne peux me baigner?

Avec sagesse vient compréhension de certaines fatalités.
J’apprends à accepter que c’est pas pour rien que je suis née sur une île,
Que cette maman là ne m’a jamais fermé les portes de la maison,
Elle laisse le monde grand ouvert autour de moi.
Seul l’océan et toutes ses possibilités m’entoure.
En plus de tout, elle me permet de prendre la route sans regarder derrière,
Sans aurevoir déchirant.
Elle me pousse dehors, m’ordonne d’aller conquérir d‘autres terres.
Mais au départ, elle s’assure de garder une partie de mon cœur,
pour que je ne me sente jamais complètement entière ailleurs
et que j’oublie pas qu’un jour il me faudra revenir…
…Ou vivre le cœur serré et pas entier.

lundi 25 octobre 2010

HERE AGAIN !


Here again,
You again,
That again,
How did i found myself in that shit again?
The deep hole i keep on falling in
The abuse i insist in staying in
The you, the when, the if, my struggle, your ease,
Can i get a witness please?
The hand being soft, being rough
Being dark, being light
The hand ends up pressing, shoking, scratching, beating,
But even worst, it ends up leaving.
Here again,
You always,
Me never,
That often,
I can see love only at its dawn,
At noon, it’s already something shaddy,
In the afternoon, it’s nothing but a cold body,
By night, i’m decomposing in that shit again,
Can i get some help please?

Could it be me forever,
Us sometimes,
The ability to read under your lines.
The power for my hand to be the one to decide…
Here never,
That lover,
Will be,
Should be,
The one who makes me divine.

dimanche 24 octobre 2010

charade morbide


Mon premier t’a vu,
Mon deuxième t’a fait la cours,
Mon troisième t’a fait l’amour,
Mon quatrième a pris un détour,
Mon cinquième était de trop.
Mon tout armé de tous ses doigts,
Te caresse pour la dernière fois.

Prends donc ton autre main,
Étrangle moi avec!
Au moins je ne ferais plus semblant de mourir d’amour!
Alors que les derniers filets d’air s’échapperont de ce corps qui te désire tant,
Je saurais que je perds plus que toi,
Que c’est après moi que je courrais pendant tout ce temps.
Quand la pression du premier au cinquième laisseront sur ma gorge les hématomes de la passion,
Mon âme pourra dire qu’elle n’avait pas rêvé.
Ma pensée pourra laisser ce qu’elle ne peut supporter.
L’étreinte ultime m’aura libéré.

samedi 23 octobre 2010

café noir


Retour de sieste dans café noir,
Rêve de mon reflet dans un miroir
Possibilité de mettre fin au cauchemar.
Plus envie de sortir les mouchoirs,
Besoin de savoir de quelle matière est fait ce putain d’espoir.
Maintenant c’est le cauchemar qui entre dans le miroir.
Il dit « tu m’as donné la vie, tu vas devoir me l’enlever ».
Je dis plus rien, bouche parlerait, tête ne pense plus.
Réveil brutal dans café noir.