me...mi...io...moi...mwen

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blissing of introspection

mardi 2 novembre 2010

Terre-Mer


Terre Terre Terre!
Terre mère.
J’ai du mal à comprendre le genre de mère que tu fais.
Dès que je suis loin, tu m’envois des cris qui déchirent tout ce que j’ai à l’intérieur,
Font mon manger mal passer, mes nuits s’agiter.
Alors j’accours, je vole, je viens à toi!
Et là…nada.
Tu dis plus rien, je t’entends plus,
Peux passer des journées sans te voir, une vie sans te comprendre.
Je m’impatiente, tu m’énerves, rien va assez vite, tout va de travers.
Alors mon manger recommence à mal passer,
Mes nuits à s’agiter.
Je rêve de m’envoler, d’aller voir le monde.
Alors j’achète un billet, et à peine ai-je mis un pied dans l’avion…tu me manques!
Quand va-t-on arrêter ce petit jeu Maman?
Suis-je l’enfant d’une terre qui se joue de moi?
Fille d’une mer où je ne peux me baigner?

Avec sagesse vient compréhension de certaines fatalités.
J’apprends à accepter que c’est pas pour rien que je suis née sur une île,
Que cette maman là ne m’a jamais fermé les portes de la maison,
Elle laisse le monde grand ouvert autour de moi.
Seul l’océan et toutes ses possibilités m’entoure.
En plus de tout, elle me permet de prendre la route sans regarder derrière,
Sans aurevoir déchirant.
Elle me pousse dehors, m’ordonne d’aller conquérir d‘autres terres.
Mais au départ, elle s’assure de garder une partie de mon cœur,
pour que je ne me sente jamais complètement entière ailleurs
et que j’oublie pas qu’un jour il me faudra revenir…
…Ou vivre le cœur serré et pas entier.

lundi 25 octobre 2010

HERE AGAIN !


Here again,
You again,
That again,
How did i found myself in that shit again?
The deep hole i keep on falling in
The abuse i insist in staying in
The you, the when, the if, my struggle, your ease,
Can i get a witness please?
The hand being soft, being rough
Being dark, being light
The hand ends up pressing, shoking, scratching, beating,
But even worst, it ends up leaving.
Here again,
You always,
Me never,
That often,
I can see love only at its dawn,
At noon, it’s already something shaddy,
In the afternoon, it’s nothing but a cold body,
By night, i’m decomposing in that shit again,
Can i get some help please?

Could it be me forever,
Us sometimes,
The ability to read under your lines.
The power for my hand to be the one to decide…
Here never,
That lover,
Will be,
Should be,
The one who makes me divine.

dimanche 24 octobre 2010

charade morbide


Mon premier t’a vu,
Mon deuxième t’a fait la cours,
Mon troisième t’a fait l’amour,
Mon quatrième a pris un détour,
Mon cinquième était de trop.
Mon tout armé de tous ses doigts,
Te caresse pour la dernière fois.

Prends donc ton autre main,
Étrangle moi avec!
Au moins je ne ferais plus semblant de mourir d’amour!
Alors que les derniers filets d’air s’échapperont de ce corps qui te désire tant,
Je saurais que je perds plus que toi,
Que c’est après moi que je courrais pendant tout ce temps.
Quand la pression du premier au cinquième laisseront sur ma gorge les hématomes de la passion,
Mon âme pourra dire qu’elle n’avait pas rêvé.
Ma pensée pourra laisser ce qu’elle ne peut supporter.
L’étreinte ultime m’aura libéré.

samedi 23 octobre 2010

café noir


Retour de sieste dans café noir,
Rêve de mon reflet dans un miroir
Possibilité de mettre fin au cauchemar.
Plus envie de sortir les mouchoirs,
Besoin de savoir de quelle matière est fait ce putain d’espoir.
Maintenant c’est le cauchemar qui entre dans le miroir.
Il dit « tu m’as donné la vie, tu vas devoir me l’enlever ».
Je dis plus rien, bouche parlerait, tête ne pense plus.
Réveil brutal dans café noir.

vendredi 22 octobre 2010

tunnel du soir


enterrée sous mes livres, mes recherches, mes cahiers, mes doutes
verre de Riesling accompagnant cigarette roulée
c'est l'heure d'aller se coucher...
pas parce que j'ai sommeil,
une telle journée ne peut fatiguer.
je veux juste en finir avec...
en fait chaque jour c'est pareil.
empressement de tout arrêter
avec l'espoir de faire mieux la prochaine fois...le lendemain.
un peu fatiguée de voir la vie comme une chose qu'on supporte,
un long couloir dont on voit plus les couleurs,
mais sent les odeurs nauséabondes d'urines psychologiques.

c.denecy

vendredi 15 octobre 2010

take a "click"


You have to look at life to understand it.
To learn how to do anything well, you must observer it.
Look at the ugly, the wrong, the bad, the beautiful.
Learn from all those alchimists who found a way to change anything in gold before you did.
Take a « click », browse online, walk in the street, you must see it!
We are all alone together in this.
We are all the links of something bigger than this.
What inspires you? What makes your mind blossom?
Bliss is a magic flower, it can be dirty or sacred, but it must be authentic.
We all wanna « make it », transform the impossible, dig into the unknown.
Paint this cold world into the bright colors of our souls.

Rosée du matin


Deux heures du matins vont bientôt sonner. La moitié du mois a déjà filé.
On se rend compte que s’attarder sur sa vie est la plus grande des sottises, car la vie elle ne s’attarde pas sur nous.

J’aime à commencer une journée avant que la précédente ne se soit achevée.
J’ai l’impression de prendre de l’avance.
De l’avance, je cracherais pas dessus, surtout que ce mois file à une vitesse!
Avant j’avais trop de temps, maintenant pas assez…voilà encore une autre sottise humaine: l’insatisfaction à toute épreuve.

En tous cas en cette heure matinale, je me satisfais des petites gorgées de tisane menthe-réglisse qui me réchauffe la gorge et le ventre.
Je me réjouis de ces quelques lignes, qui me rappelle que l’écriture est mère de miracle et que la lecture est sa fille.
Je lis, bientôt lisais, « Gouverneurs de la Rosée » de Jacques Roumain.
Un autre beau roman sur la vie et son caractère précieux.
Une autre histoire qui me fait me dire qu’on a désappris à vivre nous autre ici bas.
Vit-on encore la vie pour ce qu’elle est ou uniquement pour ce qu’elle peut nous rapporter?
Moi, j’ai l’impression qu’on ne vit plus.

En tous cas en cette journée vieille de deux heures à peine, je me suis roulée une cigarette, j’ai fait du thé et je lis la vie des autres en pensant à peine à la mienne.
Je baisse la garde sur mon mécontentement perpétuel.
J’écoute les criquets qui se chamaillent dans cette nuit qui entoure mon heure magique.
Je finis ma journée avec les gouverneurs de la rosée.