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| Free Angela and all political prisoners |
Introspection is the self-observation and reporting of conscious inner thoughts, desires and sensations. It is a conscious and purposive process relying on thinking, reasoning, and examining one's own thoughts, feelings, and, in more spiritual cases, one's soul. It can also be called contemplation of one's self. Introspection may be used synonymously with and in a similar way to human self-reflection. It is used greatly as a spiritual examination.
me...mi...io...moi...mwen
blissing of introspection
mercredi 7 août 2013
"A sphere in mutation" by Ca.Dé
mardi 7 mai 2013
...the end of stuff...
Ca.Dé
vendredi 1 février 2013
new app...
vendredi 31 août 2012
NIGHT HOUSE
warm house
is yours to take
if you let go...welcome to my house...
smoke surrounds the deepest curves of your body
pink flash lights brighten the darkest parts of your soul
sweetest sweat makes your back shine
blackest boots make the floor hurt
DJ says he has no pity
hide your tired in a corner of the room near the couch
let your shy sink in the purple blanket near the wall
let the bouncer be your dance partner
try to stay hydrated on Jack & Coke
close your eyes and all you can hold on to is your cigaret
two fingers away from complete loss of yourself
let the gay guy tell you you're fabulous
ask the cute one with a hat to dance just with your eyes
say no to the one with a ugly sweater with your lips
when it's time to go
the light, the smoke, the hat are gone
but you say "one more" with your hips
anyway you gonna have to find your way home with your head.
Ca.Dé
jeudi 1 mars 2012
la prose vivante

Poésie, poésie...la vie est faite pour être vécue ainsi.
Je dirai quelque jour vos naissances latentes"
lundi 2 janvier 2012
no line for new friend

did it leave me or did i drop it?
where is my built-in-brain-sharpener?
no line comes out, thoughts just rebelliously remain at the stage of confusing sticky gum.
what do i do with that? could they just come lay down with me on the white bed called sheet!
can we dance the waltz where they lead and i follow?
can we play the game of you inspire me and i write you down?
the thoughts said no and went for a ride on other people's blog.
i stayed with a new friend called Heavy.
so i invented an HeavyTale.
an heavy head is more noticeable than an heavy soul.
heavy soul of mine don't talk, don't write, just complains in silence
heavy soul of mine is a B., she don't like any of it but won't say shit until it's too late
heavy guts of mine got cancer called fear and don't want no cure
cure is rebellion, cure is work, cure is going to vacation when everybody is coming back, wearing pink when black is the new black,
cure is expansive, cause you gotta buy your soul back but you spent your cash to get the new Mac.
heavy head is more noticeable then heavy soul and new mac makes me forget heavy head.
so i kept my head light and put the rocks on the top of my soul, i called it surviving.
rocks too heavy to be sharpened
very slow spirit will make no line
it hasn't left me…i dropped it.
lundi 25 juillet 2011
rêves en rouge
mercredi 20 juillet 2011
ANTAGONISTE
Aujourd’hui je me suis fait face. Pendant 3 heures j’étais enfermée avec moi même dans un studio de danse. Face au miroir, salle vide, mon corps, mon inspiration et moi.
ENFER-mée, je ne peux m’empêcher de penser à l’étymologie de ce mots. Je n’ai aucun souvenir de mes cours de latin, mais en écrivant, je vois bien que plus la moitié des lettres signifie quelque chose de très clair : enfer.
C’est vrai que le temps passer à créer, chorégraphier peut y ressembler. On trouve une succession de mouvements, puis elle nous échappe, et la revoici ! non…ça fonctionne toujours pas, ensuite ça marche, mais pas avec la musique, puis on reprend tout et on trouve ça moche ! On chiffonne la page, on en prend une nouvelle, on recommence à zéro.
Voilà mon après-midi…
Je crois sincèrement que la pratique de chorégraphie elle est là, dans le fait qu’après tout ça, demain on est devant la porte du studio, premier arrivé, on branche le ipod…et c’est reparti pour un tour !
Car créer des mouvements qui raconteraient une histoire, c’est toute une histoire ! il y a la partie qui veut que ce soit beau et garde les yeux river sur le miroir, pour savoir exactement à quoi ça ressemble, qui veut tout disséquer, et il y a celle qui connaît le récit, ne sait pas vraiment à quoi il ressemble mais seulement ce que ça fait de le faire. Pour celle-ci on pourrait être dans un hangar sans le moindre centimètre de miroir, ça n’aurait pas d’importance.
Alors me voici enfermée avec les deux parties de moi même en train de tenter d’aligner huit comptes !
Les divergences de mes deux parties ne s’arrêtent pas là d’ailleurs, une aime la beauté, l’autre la méprise. Pour la première c’est le paradis quand je lève ma jambe avec légèreté dans un parfait développé et ça donne à l’autre l’envie de HURLER. : « Pourquoi ?! y a t il une raison pour cet accès soudain de besoin de te prouver ta technique ?! »
Alors l’autre répond : « non, c’est pas que je veux prouver que je sais le faire…c’est que je veux le faire !! ». réponse : « bon d’accord, mais fait le bien, et fait le pour dire quelque chose alors ! ».
Voilà ce qui se passe dans ma tête alors que j’enchaine les musiques à la recherche d’inspiration :Baaba Maal, Magic Malik, Kako …les styles changent mes attitudes avec, mais je n’arrive toujours pas à me décider sur laquelle de mes deux parties est la plus pertinente.
Peut-être que c’est ce qui garde la tension dans le corps et le mouvement intéressant, le fait de vouloir utiliser sa technique (parce qu’on a bien transpiré à la barre pour l’acquérir quand même !) et de ne surtout pas vouloir se reposer sur elle (on cherche toujours plus que le mouvement, on veut son sens, sa poésie, sa logique, son absurde, son âme).
Donc moi et mes deux amies antagonistes allons retourner face au miroir demain , et peut être assisteront nous au miracle tant attendu : le moment où tout ne fait plus qu’un, tout le monde tombe d’accord, les mouvements deviennent mots, notes, le corps parle, la chorégraphie s’écrit.
Bliss*Ca.Dé*
mardi 19 juillet 2011
Le Corset ou "Laisse moi être le sujet de ma propre objectification"

« Aime moi, vois moi, approuve moi… » en tant que femmes, ne faisons-nous pas encore joujou avec les lacets de notre corset…mental cette fois ?!
J’ai commencé à me désintéresser des magazines pour femmes il y a environ un an de ça…mais la semaine dernière j’avais beau essayer, je n’arrivais pas à me souvenir pourquoi, alors j’ai soudain décidé d’y remédier en me rendant dans le tabac le plus proche, car si tu sais pas pourquoi tu n’aimes pas quelque chose, il se peut qu’en fait tu l’adore !
J’avais commencé à paniquer en me disant que peut être je passais à côté de quelque chose de génial…ET CA TOUS LES MOIS !! (ça fait beaucoup de scoop ratés ça non ?!).
Alors là devant le stand de magazine, j’étais comme un fumeur abstinent qui aurait décidé que les patches ne lui suffisaient plus, qu’acheter un paquet ne ferait pas non plus l’affaire, mais que c’est d’une bonne cartouche qu’il avait vraiment besoin.
Je décidai donc d’en prendre 4 d’un coup, car j’avais plusieurs mois de fashion-déficit à rattraper. Franchement c’est tout le stand que j’aurais acheté si je n’avais pas la bourse d’une artiste !
Après avoir effectuer mon devoir d’écoute et de lecture objective (par peur que la moindre subjectivité me ramène à la « case dédain ») sur 3 d’entre eux, la mémoire me revint quant à comment je m’étais retrouvée à la dite « case dédain » pour commencer et pourquoi je n’avais plus dépensé les 3€ pièces que coûtent ces petits recueils de papier glacé : JE N’AIME PAS RECEVOIR DES ORDRES !!! (et en plus d’une personne invisible). Je n’aime pas du tout ces concepts sur le IN et le OUT, ce qui est permis ou pas de faire cette année et ces alarmes sur les « faux-pas » qui retentissent dans mes oreilles à chaque détour de page (surtout quand je me rends compte que la tenue que je portais fièrement la semaine dernière aurait pu me coûter une nuit en garde à vue et 2 ans de mise à l’épreuve si j’avais croisé le camion de la fashion police dans la rue…oops !)
Donc au fil de ma lecture et des pages tournées, j’ai commencé à perdre mes bonnes résolution d’objectivité et à être plutôt énervée voir agacée (un petit mix des 2). Une troisième composante est même venue s’ajouter à mon mix : la honte d’être assise sur la plage, mon visage cachée derrière la couverture du Glamour de ce mois-ci, où Blake Lively pose fièrement dans son pull rose bonbon. J’ai eu l’impression pendant une seconde d’avoir pris un haut-parleur et gueulé :
« yo !! les gens ! je sais pas vraiment décider toute seule ce que j’aime ou n’aime pas, alors oui, j’ai besoin de recevoir des ordres de personnes qui eux mêmes reçoivent les ordres d’autres personnes, qui à leur tour trouvent leur inspiration en espionnant des personnes qui n’en n’ont rien à faire de magazines comme celui que j’ai en main. » (à bien réfléchir c’est peut être une note écrite que j’aurais fait circulé parce que c’est pas simple comme concept…).
Et donc là sur cette plage, j’ai espéré avoir pris mon roman à la place, mais comme les regrets ne sont pas en options chez moi et la fierté une obligation, j’ai lu (soigneusement) chaque recoin de page. Et je vais pas mentir, j’ai appris beaucoup de choses intéressantes comme la recette d’une salade au quinoa et aux crevettes, que Sephora s’était remis au mascara de couleurs vives (que je cherchais comme une damnée l’année passée) et que le tatouage est à la mode (bonne nouvelle pour moi qui en est déjà 10 !). Malheureusement aucun conseil sur comment faciliter notre émancipation sexuelle à toutes (merde alors ! peut être au prochain numéro…).
Mais par contre au fur et à mesure que je tournais les pages j’ai remarqué la redondance d’une information : c’est cette histoire de « It Girl ».
MAIS C’EST QUOI CA ?!! une manière de dire bimbo, sexy, friquée, jolie… ??? je comprends pas…pourtant j ‘essaie…
Depuis quand et pourquoi la course pour être la « It Girl » a commencé ? (ben sans doute pendant que je boudais les magazines deuh !!) .
Je prends mon rôle de néophyte sur la question avec toute humilité mais là je commençais à être saoulée par les « ce truc avec ce machin, ça fait très it girl…ça c’est pour les it grils, les it girl ! LES IT GIRLS !! ».
Bon ! je vais être claire et franche, j’aime la mode (quand elle me permet d’être libre, dingue, et d’exprimer qui je suis et ne devient pas une religion régie par une bible dont les lois changent tous les ans), j’aime dénicher les accessoires pour finaliser mes tenues, dans le centre commercial je me retrouve toujours piégée devant une vitrine et je ressens une chaleur dans mon cœur quand je peux m’offrir des chaussures de grand designer. J’aime regarder la mode et même si mon Glamour est en train de me chauffer, je l’achèterai de nouveau (en favorisant les pages qui « parlent pas »).
Mais là, après avoir rencontré le concept « It Girl » une page sur deux, j’ai commencé à me poser de sérieuses questions et suis redevenue subjective et à fond sur la défensive :
ce concept n’est-il pas le meilleur moyen de nous enfermer (nous femmes) dans un idéal qu’on ne peut atteindre qu’à condition d’en devenir esclave ?!
Donc si je comprends bien, dans le passé on était esclave dans la cuisine et maintenant on l’est dans nos PENDERIES !!!
Parce que… être une It Girl, c’est du travail !
Allons prendre un exemple : Carrie Bradshaw (pas d’inquiétude, je vais pas commencer à cracher du venin sur elle, je l’adore et je connais tous les épisodes de Sex & the City par cœur) donc ma chère Carrie et ses tenues toutes aussi incroyables les unes que les autres, m’a donné envie de marquer aux pas les trottoirs de New York de manière tout aussi fabuleuse : libre, belle, originale et toujours haut perchée sur des talons, et même d’investir ma retraite sur des centaines de paires de chaussures !!!
Mais voilà, il y a un moment où la bulle doit exploser pour laisser la place à ces mots : DES GENS (BEAUCOUP DE GENS) TRAVAILLENT DES HEURES DURANT POUR QU’ELLE RESSEMBLE A CA ET, NON, CE N’EST PAS UN SALAIRE D’ECRIVAIN MAIS LA BIG PRODUCTION DE HBO QUI PAYE CES JOLIES FRINGUES. De plus, dans le joli monde de Carrie, loyer ? factures ? ça n’existe pas vraiment. Sa vraie vie à elle, c’est de mettre des habits superbes, faire son travail d’actrice et nous faire rêver.
Donc j’aimerais qu’on m’explique pourquoi des femmes avec un travail, la réalité des factures, et sans aucune équipe artistique et de maquilleuses pour les suivre au pas, rêvent et travaillent dur pour devenir la prochaine It Girl (ou la prochaine Carrie Bradshaw) ?
Quand je vois des trucs pareils je me dis que le corset est de retour : c’est dangereux pour notre santé (mental cette fois), ça fait mal, empêche de respirer, mais nous rends tellement belles et nous fait tellement plaire à ces messieurs ! Mais qu’est ce qu’on est en train de faire (*¨ !?..*#@!!*) !!!!
Moi, je veux croire que parmi tous les droits que les mouvements féministes nous ont rapportés, celui de nous habiller comme bon nous semble et de ne pas à tout moment ressembler à l’actrice principale d’une série sur et pour la mode était inclus.
Réévaluons l’application moderne de nos droits de femmes, car vu d’ici il me semble que l’on devient les sujets de notre propre objectification.
Pour ma part je refuse d’avoir un corset autour du cerveau.
Donc je vais continuer à acheter des magazines, mais je pense que je chercherai les éditions qui me montre les choses, me donnent pas d’ordres et ne me font pas me sentir mal parce que mes choix diffèrent du conformisme.
Je m’amuse parfois plus en cuisinant sans recette et en suivant mon instinct. Je sais qu’il se peut que ce soit dégueu ou digne d’un prix d’excellence culinaire, peu importe, parce que ça sera…moi.
Bliss*Ca.Dé*
mercredi 6 juillet 2011
in search of the red wall

We all should look for the edge, our edge, i know i need to.
jeudi 9 juin 2011
if i do what i do...

i was making dinner and this came to my mind:
mercredi 27 avril 2011
J-5...parlons de la MISSION ARTISTIQUE

Une association (et compagnie de danse) est née de l'initiative de ce projet. La compagnie s'appelle La Compagnie Bliss et j'en suis la Directrice Artistique. La Compagnie Bliss a pour objet de promouvoir et favoriser l’expression de l’artiste guadeloupéen sur la scène mondiale et de faciliter la distribution d’une danse guadeloupéenne contemporaine ; pour cela son but est de permettre la création et la production de spectacles d’arts vivants, contemporains et audiovisuels
Derrière toute démarche artistique, il y a (ou devrait y avoir) une mission, ainsi on sait où on va et surtout pourquoi on y va!! Voici la mienne...
La mission artistique de la Cie Bliss est de combattre la hiérarchisation et inégalité de valorisation qui existent entre les danses d’origine européenne et celles d’origine africaine et diasporique ; les premières étant plus souvent que les autres considérées comme véritable expression de professionnalisme dans la danse. La mission devient donc de détruire la perception qui enferme les danses diasporiques dans une « prison folklorique » et ce pour permettre à l’artiste représentatif de la Diaspora qu’est l’artiste guadeloupéen de s’épanouir de manière intégrale et d’accéder pleinement à sa liberté.
La plateforme principale d’action étant la danse, la démarche artistique de la Cie Bliss est de rechercher et d’identifier la représentation de l’artiste guadeloupéen et créole dans la danse contemporaine, ceci en permettant la fusion (par opposition à juxtaposition) des différentes techniques européennes, africaines et diasporiques que sa directrice artistique a pu étudier. Celles-ci étant :
- le classique et les danses modernes (Europe et USA)
- la samba et la capoeira (Brésil)
- la salsa, la rumba, les danses Uruba (Cuba)
- le hip hop et les traditions du Shout (USA vernaculaires)
- le Gwo ka et la Technik Ka (Guadeloupe)
- les danses Vaudou (Haïti)
- les danses Sabaar (Sénégal, Afrique de l’Ouest)
L’étude et la pratique assidues de chacune de ces techniques et leur utilisation permettent à la création chorégraphique de devenir aussi métissée et complexe que l’esprit du créole.
La signature chorégraphique de la directrice artistique a pour objectif de développer un effet de simultanéité entre ces danses de tous les mondes et de s’affirmer de par son caractère palimpsestuel. Ainsi est créer une danse qui pourra « résonner » dans le monde entier et sur toutes les scènes.
...à suivre...
mardi 26 avril 2011
J-6 avant le top départ !!!

Créer ma signature chorégraphique…ça commence
Appliquer ma vision…on y va
J – 6 AVANT LE DEBUT DE LA RESIDENCE DE CREATION TOTALE A L’ARTCHIPEL, scène nationale de la Guadeloupe !!!
Création de quoi ? De la pièce solo intitulée UNPEUBEAUCOUPALAFOLIEPASDUTOUT.
Comme son titre, cette pièce est d’une complexité jusqu’alors sans précédent pour moi, et comme son titre, une fois qu’on regarde bien, tout est logique, évident, on se demande pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt.
C’est l’histoire d’une femme, mon histoire, voyage à la recherche de ma créolité, balade le long des sentiers de mon Kako.
De grands artistes se lient à moi, chorégraphe, pour ce projet :
la scénographe et artiste visuel très talentueuse, Maud Bandou Hostache
le compositeur et grand maître Kako, Exxòs
monsieur Klod Kiavué nous fera l’honneur de faire retentir son tambour pour notre bande son
tout ceci se passera sous l’œil avisé et révolutionnaire de Jean-Luc Stanislas et Daniel Goudrouffe (captation vidéo et photo)
Ce qu’on va créer n’a jamais été créer, donc on patauge dans l’inconnu et c’est ce qu’on veut, on veut pas reprendre des clichés déjà usés.
Ce que je veux c’est déterrer une partie de moi-même que je ne connais pas, que je n’ai encore jamais vu sur scène. Je veux choquer certes, mais aussi être comprise dans ma démarche. Déranger peut-être, annihiler par contre non!!!
Alors j’aurai besoin de vous (le public, ceux pour qui on se creuse la tête pendant des mois en fait), besoin de vos avis, opinions, impressions. Mon but n’est pas d’entendre que c’est bon, que ça plaît…Ce n’est pas le but de l’art pour moi. Je veux que ça crée des réflexions, des discussions, génèrent des pensées, des réactions, partisantes ou non. Je pense sincèrement que prendre en compte toutes ces choses permettra de créer un projet artistique mais aussi ENGAGé.
Que la pièce face réagir, peu importe la manière, c’est un cadeau. Qu’elle laisse indifférent serait pour moi comme une malédiction, car ça signifierait que ma vision de l’humanité n’a rien su faire retentir dans l’humain en vous. Le cas échéant, vraiment mon travail et ce à quoi j’ai dédié ma vie seraient pure futilité.
Alors par ce blog, je vais vous tenir informé, en première loge si possible du processus créatif et de l’avancée de ce projet tellement cher à mon cœur. C’est pas facile de laisser des gens rentrer en coulisses quand on a encore aucune idée de ce à quoi l’avant-scène va ressembler. Mais c’est justement parce qu’on le fait pas souvent que ça vaut le coup. Ainsi vous saurez que le projet fini ne sera pas qu’un assemblage de pas, de sons et d’effets visuels qui vont bien ensemble, mais la plateforme d’expression de plusieurs artistes qui veulent changer le monde et croient sincèrement qu’on peut le faire une création artistique après l’autre.
Donc le coup d’envoi est bientôt lancé, au travail tout le monde. J-6 it is !!! y’a encore beaucoup à faire, prévoir, préparer,… mais pa fann, sé douvan nou kay, pani pon dèyè é pa oubliyé : tou sa ki fèt bèl. J
mardi 2 novembre 2010
Terre-Mer

Terre Terre Terre!
Terre mère.
J’ai du mal à comprendre le genre de mère que tu fais.
Dès que je suis loin, tu m’envois des cris qui déchirent tout ce que j’ai à l’intérieur,
Font mon manger mal passer, mes nuits s’agiter.
Alors j’accours, je vole, je viens à toi!
Et là…nada.
Tu dis plus rien, je t’entends plus,
Peux passer des journées sans te voir, une vie sans te comprendre.
Je m’impatiente, tu m’énerves, rien va assez vite, tout va de travers.
Alors mon manger recommence à mal passer,
Mes nuits à s’agiter.
Je rêve de m’envoler, d’aller voir le monde.
Alors j’achète un billet, et à peine ai-je mis un pied dans l’avion…tu me manques!
Quand va-t-on arrêter ce petit jeu Maman?
Suis-je l’enfant d’une terre qui se joue de moi?
Fille d’une mer où je ne peux me baigner?
Avec sagesse vient compréhension de certaines fatalités.
J’apprends à accepter que c’est pas pour rien que je suis née sur une île,
Que cette maman là ne m’a jamais fermé les portes de la maison,
Elle laisse le monde grand ouvert autour de moi.
Seul l’océan et toutes ses possibilités m’entoure.
En plus de tout, elle me permet de prendre la route sans regarder derrière,
Sans aurevoir déchirant.
Elle me pousse dehors, m’ordonne d’aller conquérir d‘autres terres.
Mais au départ, elle s’assure de garder une partie de mon cœur,
pour que je ne me sente jamais complètement entière ailleurs
et que j’oublie pas qu’un jour il me faudra revenir…
…Ou vivre le cœur serré et pas entier.
lundi 25 octobre 2010
HERE AGAIN !

Here again,
You again,
That again,
How did i found myself in that shit again?
The deep hole i keep on falling in
The abuse i insist in staying in
The you, the when, the if, my struggle, your ease,
Can i get a witness please?
The hand being soft, being rough
Being dark, being light
The hand ends up pressing, shoking, scratching, beating,
But even worst, it ends up leaving.
Here again,
You always,
Me never,
That often,
I can see love only at its dawn,
At noon, it’s already something shaddy,
In the afternoon, it’s nothing but a cold body,
By night, i’m decomposing in that shit again,
Can i get some help please?
Could it be me forever,
Us sometimes,
The ability to read under your lines.
The power for my hand to be the one to decide…
Here never,
That lover,
Will be,
Should be,
The one who makes me divine.
dimanche 24 octobre 2010
charade morbide

Mon premier t’a vu,
Mon deuxième t’a fait la cours,
Mon troisième t’a fait l’amour,
Mon quatrième a pris un détour,
Mon cinquième était de trop.
Mon tout armé de tous ses doigts,
Te caresse pour la dernière fois.
Prends donc ton autre main,
Étrangle moi avec!
Au moins je ne ferais plus semblant de mourir d’amour!
Alors que les derniers filets d’air s’échapperont de ce corps qui te désire tant,
Je saurais que je perds plus que toi,
Que c’est après moi que je courrais pendant tout ce temps.
Quand la pression du premier au cinquième laisseront sur ma gorge les hématomes de la passion,
Mon âme pourra dire qu’elle n’avait pas rêvé.
Ma pensée pourra laisser ce qu’elle ne peut supporter.
L’étreinte ultime m’aura libéré.
samedi 23 octobre 2010
café noir

Retour de sieste dans café noir,
Rêve de mon reflet dans un miroir
Possibilité de mettre fin au cauchemar.
Plus envie de sortir les mouchoirs,
Besoin de savoir de quelle matière est fait ce putain d’espoir.
Maintenant c’est le cauchemar qui entre dans le miroir.
Il dit « tu m’as donné la vie, tu vas devoir me l’enlever ».
Je dis plus rien, bouche parlerait, tête ne pense plus.
Réveil brutal dans café noir.
vendredi 22 octobre 2010
tunnel du soir

enterrée sous mes livres, mes recherches, mes cahiers, mes doutes
verre de Riesling accompagnant cigarette roulée
c'est l'heure d'aller se coucher...
pas parce que j'ai sommeil,
une telle journée ne peut fatiguer.
je veux juste en finir avec...
en fait chaque jour c'est pareil.
empressement de tout arrêter
avec l'espoir de faire mieux la prochaine fois...le lendemain.
un peu fatiguée de voir la vie comme une chose qu'on supporte,
un long couloir dont on voit plus les couleurs,
mais sent les odeurs nauséabondes d'urines psychologiques.
c.denecy
vendredi 15 octobre 2010
take a "click"

You have to look at life to understand it.
To learn how to do anything well, you must observer it.
Look at the ugly, the wrong, the bad, the beautiful.
Learn from all those alchimists who found a way to change anything in gold before you did.
Take a « click », browse online, walk in the street, you must see it!
We are all alone together in this.
We are all the links of something bigger than this.
What inspires you? What makes your mind blossom?
Bliss is a magic flower, it can be dirty or sacred, but it must be authentic.
We all wanna « make it », transform the impossible, dig into the unknown.
Paint this cold world into the bright colors of our souls.
Rosée du matin

Deux heures du matins vont bientôt sonner. La moitié du mois a déjà filé.
On se rend compte que s’attarder sur sa vie est la plus grande des sottises, car la vie elle ne s’attarde pas sur nous.
J’aime à commencer une journée avant que la précédente ne se soit achevée.
J’ai l’impression de prendre de l’avance.
De l’avance, je cracherais pas dessus, surtout que ce mois file à une vitesse!
Avant j’avais trop de temps, maintenant pas assez…voilà encore une autre sottise humaine: l’insatisfaction à toute épreuve.
En tous cas en cette heure matinale, je me satisfais des petites gorgées de tisane menthe-réglisse qui me réchauffe la gorge et le ventre.
Je me réjouis de ces quelques lignes, qui me rappelle que l’écriture est mère de miracle et que la lecture est sa fille.
Je lis, bientôt lisais, « Gouverneurs de la Rosée » de Jacques Roumain.
Un autre beau roman sur la vie et son caractère précieux.
Une autre histoire qui me fait me dire qu’on a désappris à vivre nous autre ici bas.
Vit-on encore la vie pour ce qu’elle est ou uniquement pour ce qu’elle peut nous rapporter?
Moi, j’ai l’impression qu’on ne vit plus.
En tous cas en cette journée vieille de deux heures à peine, je me suis roulée une cigarette, j’ai fait du thé et je lis la vie des autres en pensant à peine à la mienne.
Je baisse la garde sur mon mécontentement perpétuel.
J’écoute les criquets qui se chamaillent dans cette nuit qui entoure mon heure magique.
Je finis ma journée avec les gouverneurs de la rosée.



